Voici le 5ème épisode de notre rubrique l’interview de l’artisan. J’ai voulu mettre à l’honneur au travers de cette rubrique, des créateurs et créatrices de talents, afin qu’ils/elles partagent leurs expériences, leur vision du métier et qu’ils/elles délivrent quelques conseils pour tous les créateurs et créatrices débutantes. Merci à eux pour leur collaboration et merci à vous pour votre soutien.


Je laisse donc la parole à, Caroline, notre créatrice du jour.

Je m’appelle Caroline, j’ai 34 ans, je suis la créatrice de la marque Fil’Kanaï. Je réalise des articles dédiés à l’univers des enfants que j’aime appeler « petites canailles ». Chaque modèle peut-être décliné dans plusieurs coloris ou motifs. Mon objectif est de proposer à chacun, l’objet unique qu’il aurait aimé créer.

Petite, j’adorais les travaux d’aiguilles (la couture, la broderie,…). Trois générations de femmes m’ont précédé et chacune m’a transmise son savoir faire mais surtout le goût du « beau ». Pour l’anecdote, à 4 ans, j’ai réalisé mon premier coussin à aiguille brodé sous le regard bienveillant de mon arrière grand-mère.

J’ai passé ma jeunesse à Paris dans le 18e. Nous sortions souvent avec ma mère pour flâner dans les rayons du marché Saint-Pierre. Cet univers riche en couleurs et en textures me faisait rêver…De retour du marché, ma mère se confectionnait ses tailleurs et je récupérais les chutes de tissu pour habiller mes poupées.

A l’école, j’ai découvert l’univers des sciences, les atomes, les molécules, les réactions chimiques et toutes ces couleurs et ces matières inspirantes…La couture est donc restée un loisir et je suis devenue chimiste!

Quelques années plus tard, durant mon congé maternité, à partir d’un tube tricoté par « belle-maman » et de quelques tissus très différents en terme de couleur et texture, j’ai confectionné une pieuvre d’éveil pour mon fils. Quelle joie de le voir jouer avec : il mordillait, attrapait et secouait les tentacules. J’ai commencé à en faire pour des amies puis à en vendre par le bouche à oreille. Une graine était semée…Elle a germé.

Ensuite, il a fallu trouver un logo, trouver des fournisseurs, constituer mon stock de matières premières, investir dans une machine à broder, apprendre à faire de belles photos (j’y travaille encore), maîtriser les logiciels de broderie (je dessine moi-même les motifs et les transpose en broderie), déposer ma marque à l’INPI, fixer des prix…il y a tellement de facettes en dehors de la « simple » fabrication! Comme pour tout artisanat de qualité, il faut du TEMPS et procéder étape par étape.

J’ai ouvert ma boutique little market fin 2015, et sans aucune publicité, la rencontre avec les clients a eu lieu (une petite rencontre certes, mais c’est un début). Je mets un point d’honneur sur la qualité de mes tissus et la robustesse de mes coutures; chaque commande est traitée comme un cadeau car obtenir la satisfaction de mes clients est ma priorité.

Je me suis donnée pour objectif, cette année, d’être plus active sur les réseaux sociaux, de partager et d’échanger avec d’autres créateurs car c’est toujours agréable et nécessaire d’être conseillée par ses pairs pour améliorer et développer son activité. Le temps sera encore un facteur à prendre en considération ou sinon il faudra me greffer quelques tentacules…!

Sa boutique / Sa page facebook

Je remercie encore une fois et chaleureusement, Caroline, pour sa participation à cette fabuleuse expérience.

Je tiens juste à préciser qu’il n’y a aucun partenariat entre Artisans 2.0 et les créatrices interviewées pour cette rubrique.

N’hésitez pas à aller visiter la superbe boutique Fil’Kanaï.