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Start up artisan : La vie est Belt

Start up artisan : La vie est Belt 2

« La vie est Belt est une marque de ceintures faites à la main à partir de pneus de vélo usagés et recyclés dans nos ateliers à Lille. »

Depuis quelques jours, le nom de cette entreprise artisanale est sur toutes les lèvres, mais pourquoi donc ? Tout commence le mardi 29 janvier. Les français installés devant leur télévision, découvrent dans l’émission  » « Qui veut être mon associé ? », l’histoire de Hubert Motte. Ce jeune homme au look décontracté vient présenter sa start up devant un jury de professionnel qui décideront si oui ou non, ils sont prêt à y investir.

Quelle est l’histoire de la vie est Belt ? Pourquoi un tel engouement autour de cette start up ? Pourquoi l’ensemble des médias s’accordent à dire que c’est un bon exemple d’entreprise artisanale ? Faisons le point ensemble, j’en profiterai aussi pour vous donner mon avis.

L’histoire de la vie est Belt

Hubert Motte crée l’entreprise à 23 ans en 2017, elle est référencée comme commerce de détail d’habillement en magasin spécialisé. L’entreprise démarre son activité à Roubaix, elle fabrique de manière artisanale, des ceintures et des nœuds papillons à partir de pneus. Le pari est donc de recycler des chambres à air de vélo ou des lances à incendie usagées.

 » La vie est Belt  » a fait du chemin depuis ses débuts. En effet, elle peut être fier d’avoir bouclé son premier exercice fiscal avec un chiffre d’affaire de 120.000 euros (source Business insider). C’est déjà bien au dessus de la moyenne actuelle du secteur de la mode artisanale, mais ce n’est pas tout. Hubert Motte peut se vanter d’avoir noué des partenariats avec Cyrillus mais aussi la marque Jules qui comptabilise pas moins de 400 magasins en France. L’entreprise annonce qu’ils ont vendu près de 6 000 ceintures et recyclé plus de 3 tonnes de caoutchouc.

D’une coloc d’étudiants à la télévision

Hubert Motte avance sur le plateau et fait face au jury de « Qui veut être mon associé ? », décontracté, il se lance. Le fondateur de « la vie est Belt » présente son entreprise aux cinq professionnels devant lui, Marc Simoncini, Catherine Barba, Frédéric Mazzella, Delphine André et Marc Vanhove. La magie opère, ils sont tous sous le charme. Il faut dire qu’il en a fait du chemin depuis sa coloc étudiante d’où il avait lancé son entreprise en 2017.

« Je suis séduite. C’est enthousiasmant de lier ces deux grandes préoccupations : moins de déchets pour la planète et faire travailler des gens avec plus de difficultés »

Catherine Barba

La suite ? Une enveloppe de 60.000 euros proposée par trois des cinq investisseurs qui comme le jury. Il ne s’agit en aucun cas d’un don, la somme est échangée contre 9% des parts de l’entreprise. Le jeune homme demandait initialement, un investissement de 25 000 € contre 5 % du capital de La Vie est Belt.

Pourquoi un tel engouement ?

Frédéric Mazzella, le PDG de Blablacar le dit lui même : « votre projet a tout ! ». Que veut-il dire par la ?

La vie est Belt s’attaque à un vrai problème de société, la pollution. Hubert Motte le disait dans une de ses publications Instagram, Ils ont déjà recyclé plus de 3 tonnes de caoutchouc et revalorisé plus de 700kg de coton. L’entreprise est d’ailleurs pour cela, souvent comparée à VEJA, une autre société Française qui fabrique des chaussures et autres accessoires en matériaux recyclés.

Deuxième bon point, la fabrication de leur produit permet de faire travailler des personnes en situations de handicap. Difficile de ne pas être admiratif, alors qu’on sait qu’aujourd’hui, d’après les chiffres de Agefiph que, 513 505 personnes en situation de handicap sont sans travail et que ce chiffre est en hausse par rapport aux années précédentes. Malheureusement, ils restent plus longtemps au chômage: 804 jours contre 602 pour les « valides ».

L’histoire de l’entreprise est un bon exemple parce qu’elle montre qu’il n’est pas nécessaire d’avoir une somme importante pour se lancer. Hubert Motte parle ainsi d’une mise de départ de 300 euros, un somme relativement faible quand on se lance dans la création de produits artisanaux. Il poursuit son explication en indiquant qu’il n’a jamais fait appel à des investisseurs privés ni mêmes à des banques. Une débrouillardise qui inspire le respect.

Autre élément non négligeable, leurs produits ! La vie est belt ne fait pas seulement des ceintures. L’entreprise propose aussi des caleçons, des portes clés mais aussi des noeuds papillon et des chouchous. Si vous avez lu mon article « Ces 7 tendances pour 2020 vous permettront de créer des produits irrésistibles« , vous savez que les chouchous reviennent à la mode cette année!

Bref, les produits ne sont pas nouveaux et l’idée n’est pas nouvelle. Je suis toutefois séduit par l’histoire du créateur, à sa volonté de réellement contribuer au recyclage de nos déchets mais aussi au chemin parcouru depuis le lancement de son entreprise.

La vie est Belt, c’est quoi la suite ?

Si vous avez suivi l’actualité, vous savez que le jeune entrepreneur à finalement refusé l’investissement de 60.000 € qui lui été proposé. Ses raisons sont louables. En effet, l’entreprise annonce vouloir rester à taille humaine et Hubert Motte indique également qu’il souhaite rester seul maitre à bord.

L’émission leur a permis de réaliser un nombre important de vente, ce qui leur permet d’envisager l’avenir plus sereinement mais aussi d’embaucher ! Bravo à eux !


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